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Retour en Espagne

Cortés revient en Espagne en 1528. Il rapporte des produits inconnus en Europe : Tomate, haricot blanc, pomme de terre, maïs, piment, tabac et sa boisson favorite, le chocolat.

Il rapporte à son roi Charles V :  » Une tasse de cette précieuse boisson permet à un homme de marcher un jour entier sans manger « .

Les premières cargaisons commerciales de fèves de cacao arrivent en Espagne en 1585.

Préparé dans des monastères réputés pour leur habileté dans la pharmacopée, avec des produits rares d’importation, le chocolat est très cher. Il devient alors, comme chez les Aztèques, un met royal, lourdement taxé et donc hors de prix pour le peuple.

Il est empreint de mystère à son arrivée en Espagne et les curieux découvrent ses propriétés revigorantes et aphrodisiaques qui vont contribuer à son expansion dans toute l’Europe.

Il est servi dans les maisons des princes et les milieux ecclésiastiques dans un pot à couvercle percé pour y introduire le moulinet et il est bu dans des tasses plus hautes que celles qui servent à boire le café, autre boisson à la mode.

Peu à peu, les espagnols se mettent à boire du chocolat chaud, inconnu des Aztèques. Ils le consomment aussi avec des mouillettes ou des biscuits qu’ils trempent dedans.

De plus, ils fabriquent les premières tablettes, non pas pour le manger sous cette forme solide mais pour pouvoir stocker et transporter facilement le chocolat.

L’engouement pour le chocolat se développe donc en Espagne et en Amérique du sud ainsi que dans les Antilles bien avant d’atteindre le reste de l’Europe.

Peu coûteux à la production et de culture relativement aisée, le cacao séduit les planteurs qui vont chercher leur main d’œuvre en Afrique. Le cacao comme le sucre contribue à l’essor de l’esclavage.

Le succès qu’il va connaître dans le reste de l’Europe provoque l’extension progressive des cultures par-delà les frontières du continent sud-américain.

C’est dans les Flandres et aux Pays-Bas -terres espagnoles au 16ème siècle- que le chocolat s’étend d’abord en dehors de la péninsule ibérique.

Les premières fèves de cacao sont introduites en Italie, dans le Piémont, par le Duc Emmanuel-Philibert de Savoie, en 1559.

Les chocolatiers de Turin deviennent des experts dans l’art de le préparer de sorte qu’à la fin du 17ème siècle, sont produits 350 kg de chocolat par jour qui sont exportés en Autriche, en Suisse, en Allemagne et en France.

En 1609, les juifs chassés d’Espagne puis du Portugal arrivent à Bayonne. Parmi eux, beaucoup sont des chocolatiers. Ils vont faire de la ville le principal centre de production français de chocolat.

 

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